9 juin 2022

Rv reflets

 


Sur une idée d'Annie en souvenir de Marc de Metz 

Quand nos bateaux se mirent dans l'eau au coucher du soleil




Et au port de plaisance de Lorient 
 







8 juin 2022

Mercredi c'est ...musique

 Aujourd''hui ce sera un article hommage à une grande dame 




Est une poétesse du postmodernisme argentin née le 22 mai 1892 à Capriasca (canton suisse du Tessin) et morte le 25 octobre 1938, playa de La Perla, Mar del Plata en Argentine.

Un de ses poèmes de son recueil "Langueur "

La caresse perdue 

Voyageur , si l'on dépose un baiser sur tes yeux cette nuit 
Si un doux murmure fait frémir les branches 
Si une petite main qui serre les doigts 
Te prend et te laisse et s'en va 

Si tu ne voies pas cette main , ni cette bouche qui embrasse 
Si c'est le vent qui tisse l'illusion d'embrasser 
Oh voyageur , toi qui as du ciel le regard 
Mêlée au vent , me reconnaitras tu 




Son suicide inspira la chanson la chanson Alfonsina y er mar à de nombreux artistes tel que 

Nana Mouskouri


 ou 



Ci joint les paroles magnifiques 


Alphonsine et la mer 
 Par le sable doux léché par la mer 
sa petite trace ne reviendra plus,
 seul un petit sentier de peine et de silence 
atteignit les eaux profondes, 
seul un petit sentier de souffrance muette
 atteignit la mousse. 

 Dieu sait quelle fut ton angoisse 
quelles vieilles peines firent taire ta voix 
pour te bercer dans le chant 
des coquillages marins. 
Le chant qui résonne dans les fonds obscurs 
de la mer 
La trompe marine. 


 Tu t’en vas, Alphonsine, avec ta solitude 
Quels nouveaux poèmes 
es-tu allée chercher? 
Une vieille voix de vent et de sel 
te flatte et te supporte l’âme 
Et tu t’en vas au loin dormante, Alphonsine, 
comme en rêve, vêtue de mer… 

 Cinq petites sirènes te porteront 
par des chemins d’algues et de corail,
 et des hippocampes phosphorescents
feront la ronde à tes côtés. 
Et les habitants des eaux joueront 
bientôt avec toi. 

 Baisse un peu la lumière 
laisse-moi dormir la paix des champs. 
Et s’il appelle, ne lui dis pas que j’y suis, 
dis-lui qu’Alphonsine ne reviendra pas… 
Et s’il appelle, ne lui dis jamais 
que j’y suis. 
Dis-lui que je suis partie. 


 Tu t’en vas, Alphonsine, avec ta solitude, 
quels nouveaux poèmes 
es-tu allée chercher?
Une vieille voix de vent et de sel 
te flatte et te supporte l’âme 
Et tu t’en vas au loin dormante, Alphonsine, 
comme en rêve, vêtue de mer…