Ce monument initié par la Ville de Nantes, est un
des plus importants consacré à la traite négrière,
à l’esclavage et à
son abolition.
Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage entend marquer de manière
solennelle et durable le rapport de la ville de Nantes à son passé de
premier port négrier de France, mais surtout il rend hommage à ceux qui
ont lutté et luttent encore contre toutes les formes d’esclavage dans le
monde.
Le Mémorial dépasse l’histoire nantaise: il est porteur d’un message
universel de solidarité et de fraternité à l’intention des générations
futures.
Sa vocation n’est pas d’expliquer l’histoire mais de se
souvenir, d’alerter, de servir de point de repère dans la construction
d’une conscience collective refusant toute forme d’asservissement et
affirmant la valeur universelle des droits de l’Homme
Voici quelques phrases que l'on peut lire dans ce mémorial
“L’expérience de tous les temps et de toutes les
nations, je crois, s’accorde pour démontrer que l’ouvrage fait par des
esclaves, quoiqu’il paraisse ne coûter que les frais de leur
subsistance, est, au bout du compte, le plus cher de tous. Celui qui ne
peut rien acquérir en propre ne peut avoir d’autre intérêt que de manger
le plus possible et de travailler le moins possible. Tout travail
au-delà de ce qui suffit pour acheter sa subsistance ne peut lui être
arraché que par la contrainte et non par aucune considération de son
intérêt personnel.”
Adam Smith,1776
“Moi, Abraham Lincoln, président des États-Unis, (…)
ordonne et déclare que toutes les personnes possédées comme esclaves
dans les États et parties d’États ci-dessus désignés sont libres et le
seront à l’avenir ; et que le gouvernement exécutif des États-Unis, y
compris ses autorités militaires et navales, reconnaîtra et maintiendra
la liberté des susdites personnes.”
Abraham Lincoln, président des États-Unis,
1863 (États-Unis)
Un commerce d’hommes ! Grand Dieu ! Et la nature ne frémit pas ?
S’ils sont des animaux, ne le sommes-nous pas comme eux ?”
Olympe de Gouges,
Réflexions sur les hommes nègres,
1788 (France
“J’appelle négrier, non seulement le
capitaine de navire qui vole, achète, enchaîne, encaque et vend des
hommes noirs, ou sang-mêlés, qui même les jette à la mer pour faire
disparaître le corps de délit, mais encore tout individu qui, par une
coopération directe ou indirecte, est complice de ces crimes.
Ainsi, la dénomination de négriers comprend les
armateurs, affréteurs, actionnaires, commanditaires, assureurs,
colons-planteurs, gérants, capitaines, contremaîtres, et jusqu’au
dernier des matelots, participant à ce trafic honteux.”
Abbé Grégoire,
Des peines infamantes à infliger aux négriers,
1822 (France)
“Je rêve qu‘un jour, sur les rouges collines de
Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens
propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la
fraternité.(…)
Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on
ne les jugera pas à la couleur de leur peau, mais à leur caractère.
Je fais aujourd’hui un rêve ! (…)
Je rêve qu’un jour, même en Alabama, (…) les petits garçons noirs et les
petites filles noires, les petits garçons blancs et les petites filles
blanches, pourront tous se prendre par la main, comme frères et sœurs.
Je fais aujourd’hui un rêve !”
Martin Luther King,
I have a dream,
28 août 1963 (États-Unis)
“Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un
d’autre de sa liberté, aussi certainement que je ne suis pas libre si
l’on me prive de ma liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux
dépossédés de leur humanité.”
Nelson Mandela,
Un long chemin vers la liberté,
1994 (Afrique du Sud)
Il y a beaucoup à partager dans ce mémorial
Je vous invite à aller sur le site du Mémorial
Juste une prise de conscience ...
En face de ce mémorial comme un clin d'oeil
Vue de l’intérieur ; le palais de justice !