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17 mars 2015

Le château du diable

Vestiges du manoir de Pendreff


Un peu d’histoire 
 En 1536, le maître des lieux est dénommé Lucas. 
La famille Dondel lui succède et ses membres peuvent se parer du titre de « sieurs de Pendreff ». 
 Sur le plan local, la dynastie commence avec Yves qui, vers la fin du 16ème siècle a fondé à Hennebont, une maison d’armements et de fournitures maritimes qui, très vite va prospérer. 
Le fils Guillaume et le petit-fils François ont continué ce commerce avec la même réussite. 
 François est le frère consanguin de Thomas Dondel qui achètera Le Faouédic en 1667, et qui est pour le moins aussi riche que lui. Cette soudaine fortune a-t-elle un rapport avec la légende du Château du Diable ?




 Légende qui voulait qu’un modeste marchand d’Hennebont ayant acquis la lande et les pauvres terres de « Mané Penne-enn Drainfve » ait réalisé une énorme fortune en les revendant à la Compagnie des Indes pour y installer magasins et chantiers. 
Ainsi, "La famille Dondel" 
se place au cœur de l’histoire des lieux. 
 Telle est l’explication évoquée dans le bulletin de "la Société Archéologique" la Société Archéologique du Morbihan de 1857. La version populaire voulait plutôt que le marchand ait vendu son âme au diable. 






 C’est l’histoire d’un passeur de Kérentrech, Pierre Nivanec qui, un soir de grand vent, donna asile à un mystérieux cavalier noir revêtu d’un grand pourpoint rouge et qui, au petit matin, avait enlevé son unique fille, Suzanne. 
Le cavalier était Satan en personne. Légende bien sûr ! 
 En 1247, le duc de Bretagne Jean de Bretagne Jean Le Roux ayant vaincu ses vassaux révoltés « les princes de Léon et de Guémené), les forteresses à l’Ouest du Blavet furent rasées ainsi que celle de Tréfaven qui commandait le bassin du Scorff. 
 Lorsque les Rohan s’allièrent aux Anglais, le roi courroucé, fît construire en aval de Tréfaven, l’arsenal de Lorient. 
En apprenant la cession du Faouédic à la Compagnie des Indes, les Rohan s’indignèrent du fait que le prix de la cession ait servi à relever, face à Tréfaven, le vieux manoir de Pendreff appartenant au sire de La Coulinière. 
 Faute de ne rien pouvoir faire, ils l’accusèrent par malice d’avoir vendu son âme de breton au diable, c’est-à-dire à sa majesté le roi et tentèrent de le flétrir dans l’opinion en faisant passer son château pour le Château du Diable. 
 Plus tard, il a été dit que les seigneurs de Pendreff et de Tréfaven, réconciliés, communiquaient par un souterrain où un trésor aurait été caché ! L’entrée de ce souterrain existe mais elle est masquée par des pierres et de la broussaille.Lien ....

Le puits du manoir de Pendreff




Situé dans le parc du manoir, ce puits a conservé un élément rare dans la région, un mécanisme à godets, autrefois entraîné 
par un âne.
J'avais déjà publié deux articles sur ce parc , là et aussi la 

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